La redondance: QUOI – La sur-redondance: NON

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Face à une situation d’urgence, est-ce qu’il est mieux d’avoir beaucoup d’options, ou juste deux ?

Très logiquement, la plupart des gens répondrait “il est mieux d’avoir beaucoup d’options”. Néanmoins, c’est loin d’être si évident.

Pour agir  nous devons (1) déterminer le but de notre action, (2) examiner les options et (3) effectuer l’action.

En 1952, le psychologue Anglais, William Edmund Hick, propose une formule qui donne de façon assez précis le temps qu’il prend d’analyser les différentes options avant d’agir.

Étant donnés n choix équiprobables, le temps moyen de réaction T requis pour choisir parmi eux est approximativement :

T = blog2(n + 1)

Cette loi s’applique dans des scenarios d’urgence pour des astronautes, des centrales nucléaires, en anesthésie, … Un exemple : Un pilote d’avion doit pousser sur un bouton pour intervenir dans une urgence : le moins de choix d’il a, le plus vite pourra-t-il intervenir.

La loi de Hick nous amène à simplifier les options, et à faire des choix simples et efficaces.  Elle s’accroche au principe KISS (« keep it super simple ») en plongée technique.

En plongée technique, la sur-redondance ne pose pas seulement problème au niveau de l’encombrement de notre configuration, elle sera aussi moins efficace en temps de réaction face à une urgence.

Est-ce que cela veut dire que nous devons toujours limiter nos options à deux ?

Depuis les années 50 ; la science a évolué. Les notions de temps de réaction, l’étude de la façon dont notre cerveau assimile des informations et fait un choix, montrent que la loie de Hick n’est pas toute la vérité. Pensez à un jouer de tennis, qui fait en quelques minimes fractions de seconde le choix entre d’amples possibilités de comment jouer la balle. Pensez à l’entrainement de répétition, qui crée des automatismes, … La loi de Hick était d’origine fait pour des ordinateurs, notre cerveau est beaucoup plus complexe et peut s’adapter et se préparer suite à l’entrainement.

Bien sur, garder les choses simple est bien, mais ne nous laissons pas guider de façon dogmatique par une loi d’il y a un demi-siècle. A la fin c’est le plongeur, et son équipe, qui doivent personnellement être satisfait avec la redondance. L’idée de cet article est de nuancer et de donner un élément supplémentaire à considérer pour faire ces choix.

“Les choses devraient être faites aussi simples que possible, mais pas plus simples.” — Albert Einstein

ThinkBlue Technical Divingthinkblue.eu – Sven De Vos

22.06.2010

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